Marie-Aude Murail a toujours écrit et publie des livres depuis plus de 20 ans. Née au Havre en 1954, Marie-Aude Murail a fait de longues études de Lettres à la Sorbonne. Elle a deux frères et une soeur : Tristan, compositeur, Lorris, écrivain et Elvire, écrivain également (pour les enfants, sous le pseudonyme de Moka). Après avoir traduit, adapté, et créé une centaine de nouvelles sentimentales, écrit un premier roman pour adultes et deux écrits largement autobiographiques, elle commence son aventure jeunesse en 1985. Des contes, des feuilletons, des nouvelles, des récits, des essais, des romans d'amour, d'aventure, policiers, fantastiques,... Marie-Aude Murail ne cesse de créer et de surprendre son lecteur dans des genres où on ne l'attend pas. Ses livres ont reçu de nombreux prix. Ses nombreuses rencontres avec ses lecteurs, dans les écoles et les bibliothèques, en France comme à l'étranger, ont incité Marie-Aude Murail à raconter la naissance de sa vocation "d'écrivain jeunesse" dans un texte où elle expose aussi ses convictions militantes sur l'apprentissage de la lecture, l'école et l'illettrisme : "Continue la lecture, on n'aime pas la récré..." . Les livres de Marie-Aude Murail sont traduits en allemand, espagnol, italien, grec, japonais, américain, coréen.

Pour faire plus ample connaissance avec cet auteur jeunesse incontournable, nous vous proposons des extraits d'une interview présentée sur son site internet : www.marieaudemurail.com N'hésitez pas à y faire un tour.
A quel moment vous est venu le désir d'écrire ?
Mon père est écrivain, ma mère était journaliste, mon frère est écrivain, ma sœur est écrivain. La littérature, c'est comme la potion magique d'Obélix, je suis tombée dedans quand j'étais petite. Le désir ne m'est pas « venu ». Je me suis toujours raconté des histoires. Un jour, je les ai écrites pour ma petite sœur...
Qu'est-ce qui nourrit votre inspiration ? votre imagination ? l'observation de scènes réelles ? votre vie personnelle ?
« Je n'aurais pas tant écrit si je n'avais pas tant lu » a dit Aragon. Je lis : des journaux, des magazines, des documentaires, des romans, des bédés, de tout, et avec avidité ! Je prends plusieurs livres par semaine en bibliothèque. « Jamais sans mon livre », c'est vraiment ma devise. Je déteins d'ailleurs sur mon environnement. Tout le monde lit autour de moi, y compris la nounou de ma petite fille qui était au départ très réfractaire ! Je l'ai convaincue qu'il y avait des livres pour tous les problèmes et pour chaque moment de la vie, y compris quand on attend dans le salon du dentiste. Personnellement, je n'attends jamais. Ni rien ni personne. Je lis. Et de tout ce que j'accumule en lisant naissent mes propres romans. Mes expériences personnelles m'inspirent également et tout ce que me racontent mes enfants. Enfin, je suis, toutes les semaines, dans une école différente à la rencontre de mes lecteurs. Leurs centres d'intérêt, leur langage, leur façon d'être, les discussions que j'ai avec eux forment aussi la matière de mes livres.
Quand vous commencez à réfléchir à une histoire, comment et à quel stade «naissent » les personnages ? Savez-vous dès le départ s'il s'agira de garçons ou de filles ?
Quand j'écris pour les adolescents, mes personnages naissent avant mes histoires. Je n'écris que pour des personnages. Avant de chercher l'intrigue, je fais converser ces personnages entre eux, je leur fais passer des bouts d'essai comme pour un casting de cinéma. Je ne vais écrire que lorsque j'aurai suffisamment accroché avec l'un ou l'autre. Ou pour dire les choses moins platoniquement, lorsque j'aurai envie de coucher avec l'un ou l'autre. C'est dire que le personnage masculin est pour moi capital !
Le personnage aura une importance moindre dans mes courts romans pour les plus jeunes. Mais si la majorité de ces histoires est écrite à la première personne, c'est que je cherche, sinon un personnage, du moins une voix . J'écoute cette voix en moi, je la teste au masculin, au féminin. J'essaie de rectifier ma tendance spontanée qui est d'écrire au je masculin. Si la voix féminine passe aux premiers essais, tant mieux !
Vous souhaitez en savoir davantage ? Visitez le site de Marie Aude Murail !
Et découvrez aussi les titres que nous avons à la bibliothèque :
Conte
Le changelin. Éditions de l'École des loisirs
Un Changelin, c'est un enfant des fées, un être maléfique devant qui il faut surveiller ses paroles. Personne ne fait confiance aux Changelins. Pourtant, Dame Rosamonde, elle, fit confiance au héros de cette histoire. Peut-être sentait-elle que ce garçon aux cheveux roux et aux yeux trop verts, qu'elle avait engagé comme serviteur, lui serait fidèle envers et contre tout ?
Romans
Qui a peur de Madame Lacriz. Éditions de L'École des Loisirs
Êtes-vous pour ou contre les devoirs à la maison ? Solène, qui est en CM1, est contre. Elle a même écrit au journal de Mickey pour le dire. Et sa maman n'est pas tellement pour non plus, à force de passer ses soirées à chercher des renseignements sur l'art roman, l'art gothique et les effets de la déforestation en Amazonie. Peut-être cela serait-il moins dur, si Solène n'avait pas comme institutrice Madame Lacriz, qui distribue plus vite que son ombre exercices et punitions. Mais en fait, certains parents ont l'air de trouver que Madame Lacriz a bien raison...
Golem. Marie Aude, Elvire et Lorris Murail. Editions Presses Pocket
1 Magic Berber
Jeune
professeur de français, Jean-Hugues doit affronter régulièrement les élèves de
la redoutable 5e 6, classe peuplée de petits durs de la cité des
Quatre-Cents. Stéphane, Farida, Mamadou et surtout Samir rivalisent
d'insolence. Mais dans la classe, il y a aussi Sébastien, Aïcha et Majid.
Lorsque ce dernier gagne un ordinateur, une amitié naît entre le cancre et son
prof adolescent attardé, sur fond de jeux en réseau. Bientôt, un mystérieux
programme apparaît sur leurs écrans, en même temps qu'une série d'incidents
électriques bizarres. Puis, un étrange fantôme hante les caves de l'immeuble.
2 Joke
Un
monstre électrique hante toujours les caves de la cité des Quatre-Cents tandis
que, sur l'écran de Jean-Hugues, le prof de français de la 5e 6, la
ravissante Natacha parcourt les méandres du jeu Golem. De curieux livreurs
rôdent, ainsi qu'un informaticien génial et armé jusqu'aux dents, qui a élu
domicile dans une benne à ordures. Les plombs de l'immeuble des Colibris
sautent régulièrement. Et pas seulement ceux de l'immeuble… Pourquoi tout le
monde se rue-t-il sur les différentes variétés de la "Pâte à
prout" ? Comment Lulu, la petite handicapée clouée au lit, peut-elle
se mettre à danser ? Il se passe décidément de drôles de choses dans cette
cité. Même la télé s'y intéresse, c'est dire !