dimanche 7 octobre 2012

Sur le chemin de l'école

La période de rentrée scolaire se termine, les enfants ont retrouvé le rythme des journées passées à l'école, des devoirs, mais aussi des partages avec leurs amis et leurs enseignants. Quoi de plus logique, donc, que cette thématique sur l'école, afin de découvrir la place donnée à cette institution au seing de la littérature jeunesse.


L’école est et restera longtemps l’un des moyens les plus sûrs de s’assurer un bon avenir. La littérature jeunesse tente depuis toujours de montrer aux enfants l’importance de cette institution. Mais elle aborde aussi aujourd’hui l’école sous un angle plus proche des préoccupations des enfants, traitant les différentes peurs et réticences qu’ils peuvent éprouver ou subir dans ce lieu où ils passent la majeure partie de leur vie d’enfants et d’adolescents. L’école devient ainsi plus qu’un simple lieu d’apprentissage, c’est un monde à part entière qui s’ouvre sur la société des adultes, avec ses propres codes, ses propres espoirs.
A travers des ouvrages tels que l’album « Ma place est à l’école » de Véronique Abt, le roman « L’école perdue » de Tahar Ben Jelloun ou encore « L’école du désert » de Cécile Roumiguière, la littérature jeunesse fait comprendre aux enfants que pouvoir aller à l’école est une chance que beaucoup n’ont pas, elle redore l’image de l’école auprès des lecteurs qui se sentiront pour la plupart privilégiés et qui comprendront qu’il vaut mieux ne pas avoir envie d’y aller que de ne pas y aller du tout.




samedi 15 septembre 2012

Nouveautés septembre 2012

Voici quelques nouveaux ouvrages pour bien commencer la rentrée !


Romans

Une enfance palestienne. Ibtisam Barakat. Collection Histoire. Éditions Milan
Palestine 1981. Ibtisam, 17 ans, est arrêtée à un poste frontière par des soldats israéliens. Encore une fois la peur. Encore une fois la honte. Elle prend alors conscience qu’elle n’a rien connu d’autre que la guerre et l’exil. « Essaie d’oublier » lui avait dit sa mère. Mais Ibtisam veut se souvenir, raconter et écrire son enfance palestinienne.


Oliver Nocturne 1 L’ombre du vampire. Kevin Emerson. Collection Fantastique. Éditions Milan.
Prénom : Oliver. Nom : Nocturne. Âge : 13 ans. Élève au collège de Seattle nord. Signe particulier : fils de vampires.
Oliver le sent bien, il n’est pas comme les autres vampires. Quelque chose cloche chez lui. Il ne le sait pas encore, mais il est plus humain qu’il n’y parait. Il doit découvrir qui il est vraiment. Mais lorsque Emalie, une jeune humaine, se met en tête de révéler l’existence d’Oliver au monde entier, tout se complique…


L’heure du rat. Gérard Moncomble. Collection Fantastique. Éditions Milan.
Entre les Mobs et les Karts, l’affrontement est sans merci. Même si ce sont des enfants. Les deux bandes se disputent la possession d’un vaste territoire, la Décharge. Là où Méga, la Cité monstrueuse, déverse ses rebuts. Ils ne sont pas les seuls. Il y a une troisième bande : les rats. De jour en jour plus puissants, plus agressifs. Alors les Karts prennent une décision terrible, lourde de menaces pour tous. Une décision qui va bouleverser leur vie.


CONTES


Thésée et le Minotaure. Christine Palluy, Elodie Nouhen. Editions Milan jeunesse.
Thésée, le fils du roi Egée, apprend que chaque année, de jeunes Athéniens sont livrés à Minos, le roi de Crète. Ils sont ensuite enfermés dans un labyrinthe et dévorés par le Minotaure, créature mi-homme, mi-taureau. Indigné, le prince n’écoute que son courage et décide d’affronter le terrible monstre…


Albums


Adieu papa, adieu maman… Anne Velghe. Éditions du Sorbier.
Dans la famille Félinou, tout le monde est très heureux. Tout le monde sauf Constantin qui se dit qu’ailleurs, la vie est sûrement bien meilleure.


Ça suffit, espèce de tyran ! Emma Chichester Clark. Éditions Kaléidoscope.
Pauvre Mimi ! Son cousin Momo la taquine tout le temps, tout le temps. Jusqu’au jour où ce gros tyran de Momo va TROP loin…



Alireza Darvish (1978) artiste iranien

C'est la rentrée !


Nous voici repartis pour une année ensemble ! Les ateliers en bibliothèque ont repris cette semaine, et les enfants ont pu remarquer quelques changements : notre bibliothèque s'est agrandie, nous permettant de loger plus facilement les nouveautés que nous acquerrons tout au long de l'année. Nous vous rappelons que les inscriptions au prêt sont ouvertes et que les enfants sont invités à venir trouver leur bonheur parmi les quelques 7000 ouvrages que nous leurs proposons. Comme l'année dernière, nous vous présenterons chaque mois les nouvelles acquisitions. En plus de ces livres que nous achetons tout le long de l'année, nous vous rappelons aussi que nous sommes abonnés à sept titres de périodiques pour la jeunesse ! Enfin, nous continuerons à publier sur ce blog les activités des enfants autour du livre, ainsi que des thématiques ou des présentations d'auteurs pour la jeunesse. Ces deux derniers types de publications ont aussi pour but de vous faire connaître les ouvrages qui constituent le fonds de notre bibliothèque.

Bonnes lectures à toutes et à tous !

mardi 3 juillet 2012

Le sens caché Arrondir les angles


Régulièrement, une expression imagée de la langue française est proposée aux enfants qui sont invités, s'ils le désirent, à en imaginer et proposer une explication.
Le but de ce jeu d'écriture est de faire jouer les enfants avec leur imagination et de leur présenter quelques-unes des nombreuses expressions imagées qui fleurissent la langue française.
Découvrez les propositions faites par les enfants, pour l'expression "Arrondir les angles".

Arrondir les angles
Arranger les choses, réduire les difficultés. 
Ramener la paix entre deux personnes.
Un angle est par définition pointu, et peut amener à l' idée de blessure,  d'accrochage. Au contraire, le verbe arrondir appelle la douceur, la tempérance... 
L'opposition de ces deux images met ainsi en opposition deux forces: le calme, qui cherche à apaiser la colère.






Avoir sommeil.
Yacob Zidi
Faire une ronde.
Nada Moulki
Se faire des amis.
Younes Benhamid
Dire du mal des autres.
Lyne Janbakly
Chercher à compliquer les choses.
Kenza El Assal
Avoir des zéros aux contrôles.
Mohamed Benboubker
Dessiner une porte de mosquée.
Dina Lasfar
Jouer un corner.
M’hamed Filali
Aggraver ses problèmes.
Kenza Talbi
Réparer une voiture.
Maria Raïs
Mentir à ses amis.
Reda Farhi
Faire des bandes dessinées.
Imane Ettouhfy
Avoir un visage rond.
Yasmine Chaqor
Jouer d’un instrument.
Yahya El Guergaai
Accorder les cordes d’un violon.
Aymen Labzour
Agrandir quelque chose avec un télescope.
Noussaiba Mabsoute
Changer de personnalité.
Ziad El Malki
Avoir plein d’idées.
Kenza Talhata
Se réconcilier avec quelqu’un.
Ali Sabiri
Faire une erreur en géométrie.
Fatima Zahra Habibi
Se faire belle.
Maroua Ouajjou
Dessiner un cercle à la main.
Omar Benkiran
Agrandir les problèmes.
Aya Janah
Transformer les L en O.
Othman Lyoubi
Dépasser les limites.
Zineb Bennani

dimanche 27 mai 2012


Petite fille lisant. Federico Zandomeneghi (1841 / 1917) Peintre italien impressionniste

dimanche 20 mai 2012

1er Festival de Bande Dessinée de Casablanca


Lire, créer et exploiter
la bande dessinée
à l’école élémentaire


 Considérée encore trop souvent comme un genre mineur, la bande dessinée est un support privilégié pour l’étude de la langue. C’est une forme littéraire à part entière, qui regroupe autant de genres différents que le roman : la bande dessinée aborde aussi facilement le policier que le fantastique, l’humour que l’aventure, l’Histoire que la science fiction… Elle est un moyen agréable d’aborder le livre, et s’inscrit dans la continuité des albums, qui constituent la première étape de la rencontre du jeune lecteur avec la littérature. Le rapport entre l’image et le texte peut ainsi servir de puissant levier pour la motivation à la lecture.

Choisir de lire, créer et exploiter la bande dessinée à l’école, c’est s’inscrire dans une démarche de pédagogie de projet, laquelle engage une dynamique qui donne du sens à l’acte d’apprendre et motive les élèves en leur proposant un support proche de leur environnement. Sa mise en œuvre permet d’atteindre des objectifs d’apprentissages identifiables, figurant au programme d’une ou plusieurs disciplines, de développer des savoirs, savoir-faire et savoir-être.

La réalisation d’une bande dessinée au niveau du cycle 3 permet d’aider les élèves à construire des compétences en langage oral et écrit, et en arts visuels, telles que :

  • Les structures narratives : organisation du récit pour dégager la notion de genre littéraire…
  • Les personnages : leur psychologie, leurs caractéristiques physiques…
  • Le langage : les registres de langue, les particularités et les fonctions des onomatopées…
  • Les arts visuels : imaginer, créer et s’exprimer artistiquement à travers le dessin, les couleurs, les plans (général, rapproché, gros plan…)

La réalisation d’une bande dessinée permet également d’ouvrir l’école sur le monde, d’impliquer des partenaires extérieurs, de faire travailler les élèves en équipes, et de favoriser l’écoute, l’entraide et la coopération.

La bande dessinée a donc toute sa place à l’école élémentaire.




 Invités à participer à cette première édition du Festival International de la Bande Dessinée de Casablanca, nous avons décidé d’opter pour une participation libre des enfants intéressés par ce mode d’expression.

 Nous avons donc lancé un projet de création de bandes dessinées suivant deux possibilités. La première proposait à l’enfant de rédiger lui-même son scénario et de le mettre en image ; la seconde proposait un choix de scénario entre cinq « contes du pourquoi » écrits par des élèves de C4 lors d’un atelier d’écriture.

 Cet évènement ayant été proposé juste avant les dernières vacances, chaque participant a reçu, au cours d’une réunion de présentation, un dossier récapitulant les principales règles et caractéristiques de la bande dessinée, et nous avons réunis les planches produites à la rentrée. Et ce n’est qu’ensuite que nous avons mis en place un atelier, afin de permettre à chacun de finaliser sa bande dessinée dans le but de vous la présenter aujourd’hui.











A ce stade du projet, certains participants étaient plus avancés que d’autres, n’ayant parfois que quelques corrections orthographiques à faire. Nous avons alors proposé à ces élèves d’encadrer leurs camarades en partageant avec eux leurs compétences, ce qui fut fort apprécié de part et d’autre. Pour certains, une reconstruction complète de leurs planches s’imposait, ce qui nous a permis de reprendre ensemble les différentes étapes de la construction d’une bande dessinée, en dehors de l’écriture du scénario.

Découvrez maintenant les productions de nos jeunes bédéistes (agrandissez l'image en cliquant dessus) :

Pourquoi les crocodiles sont plats. Planche 1. Aya Amajid
Pourquoi les crocodiles sont plats. Planche 2. Aya Amajid



Pourquoi les mammifères marchent à quatre pattes.
Planche 1. Oumayma Benseghir
Pourquoi les mammifères marchent à quatre pattes.
Planche 2. Oumayma Benseghir