samedi 10 mars 2012

Nouveautés mars 2012


Ce mois-ci encore, des nouveautés de tous genres ont rejoint nos étagères.

ALBUMS


Tout sur la vie des Martiens. Corinne Chalmeau. Éditions Albin Michel.
Au pays des petits hommes verts, tout n’est que jeu, invention et fantaisie. Mais le plus grand plaisir des Martiens est de voyager. Voyager, oui, mais pas n’importe où : du côté de chez nous…



La chasse au fauve. Catherine Chardonnay, Renaud Perrin. Éditions Albin Michel.
Cravate, moustache et chapeau ont fait d’Hubert in beau garçon.
-         Mon lion s’est évadé ! s’écrit-il.
Sa maman ne le reconnaît pas, mais accepte de partir avec lui à la chasse au fauve. Quelle aventure !



Moi, trop petite ? Franck Girard, Marie Fordacq, Annette Marnat. Editions Tourbillon.
Aujourd’hui, Lola a la bougeotte et elle ne sait pas trop quoi faire. Elle voudrait aider maman à la boulangerie ou papa à son fournil. Mais ils disent toujours que Lola est bien trop petite pour ça. Pfff ! Vous allez voir ce que vous allez voir !!!


Gare au glouton ! Catherine Rosane, Coralie Gallibour. Collection Zéphyr. Éditions Albin Michel Jeunesse.
C'est l'histoire d'une grosse bête à l'estomac peu regardant : rochers, montagnes, lune et soleil, c'est terrifiant, tout y passe ! "Comment s'en débarrasser ?" se demande une petite fille. Heureusement, le monstre va tomber amoureux et s'envoler avec son ogresse (en réalité un ballon de baudruche).

lundi 5 mars 2012


The bed time book. Jessie Willcox Smith (1863 / 1935) Illustratrice américaine.


Le dictionnaire imaginaire Ventripotent


Régulièrement, un mot "bizarre" de la langue française est proposé aux enfants qui sont invités, s'ils le désirent, à en imaginer et proposer une définition.
Le but de cette activité est de faire jouer les enfants avec leur imagination tout en s'inspirant des consonances des mots et de leurs propres références en vocabulaire, et aussi de leur faire acquérir quelques mots un peu moins courants mais toujours usités de la langue française.
Découvrez les définitions qu'ils ont données à l'adjectif "ventripotent".

Ventripotent
adj. Qui a un gros ventre
Du latin "venter" (ventre) et "potens" (puissant)





Adj. Très gros.
Fayçal Sekkat
n.m. gros ventre.
Rayane Mounaji
n.m. vent grognon qui tricote.
Aya Melli
n.m. Vent qui tricote.
Ahlam Haouach
v. quand quelqu’un est sur chaise et bouge tout le temps.
Ex : La fille ventripote avec son stylo.
Fatema Zahra Bouzoubâa
v. frapper un garçon très fort.
El Mehdi El Alami
n.m. ventre qui tripote pendant le coma.
Si Mohamed Berrada
v. faire une chirurgie du ventre.
Rim Lallali
n.m. vent froid qui se voit et qui parle.
Ghali et Hamza
n.m. Fil pour coudre le ventre pendant une opération.
Aïda Mikou
v. avoir faim.
Lina Jebari
v. avoir un gros ventre comme un ogre
Imane Hilali
v. avoir mal au corps.
Oussama Lama
n.m. ventilateur dans un pot.
Younes Siyar

le sens caché Donner un coup d'épée dans l'eau


Régulièrement, une expression imagée de la langue française est proposée aux enfants qui sont invités, s'ils le désirent, à en imaginer et proposer une explication.
Le but de ce jeu d'écriture est de faire jouer les enfants avec leur imagination et de leur présenter quelques-unes des nombreuses expressions imagées qui fleurissent la langue française.
Découvrez les propositions faites par les enfants, pour l'expression "Donner un coup d'épée dans l'eau".

Donner un coup d'épée dans l'eau
Faire une tentative sans succès, manquer son coup.

On a pu observé qu'un bâton plongé dans l'eau ne parait plus droit : la partie immergée semble se relever et former un angle obtus avec la partie restée dans l'air. Il en résulte que la pointe du bâton n'est pas réellement à l'endroit où l'oeil la perçoit : elle est à une certaine distance de cet endroit, plus bas.
Donc, si on donnait un coup d'épée à un corps immergé dans l'eau, en ne tenant compte que des indications données par l'oeil, on frapperait certainement à côté, on manquerait notre coup.






Boire un tout petit peu.
Fayçal Sekkat
Nager le crawl.
Saad El Hassouni
Abandonner.
Othman Lyoubi
Se bagarrer.
Malak Kharouji
Tuer quelqu’un qu’on déteste.
Driss Idrissi Kamili
Être violent.
Aya Ghallab
Donner un coup de poing.
Yahya El Guergai
Laisser tomber.
Meryem Mikou
Tuer, faire le mal.
Majda Edezzaz
Faire la guerre.
Zineb Rais
Laver une épée.
Ali Chérif
S’énerver.
Kenza Lazzouzi
Mourir.
Assia Jnane
Avoir très soif.
Mehdi Loudrhiri

dimanche 19 février 2012



Emile Béranger (1814 / 1883) Peintre français




Cinquième voix le journaliste

Nous avons travaillé, avec les classes de C3, le point de vue, à partir de l'album d'Anthony Browne Une histoire à quatre voix. Après une étude approfondie de l'histoire à 4 voix, chaque groupe a écrit, sous forme de dictée à l'adulte, une cinquième voix. Découvrez ici la version des C3C groupe 2


J’étais au parc pour l’inauguration de la grande roue, afin d’écrire un reportage pour mon journal « Jour de chance ». C’était plutôt ennuyeux, et je ne pouvais même pas essayer cette attraction car j’avais le vertige. J’étais donc au pied de la roue en train de demander des informations au directeur du parc pour mon article, quand soudain, j’ai entendu des cris affreux. J’ai abandonné le directeur et je suis parti en courant vers l’endroit d’où venaient les hurlements.


Je vis alors une femme debout près d’un banc, en train de crier : « Charles, où est mon fils ? » J’imaginais déjà mon article « Un voleur d’enfants  au parc. ».
J’ai d’abord essayé de la calmer pour l’interroger sur son garçon. J’observais en même temps un homme assis sur le banc, avec un journal à la main, qui essayait d’expliquer quelque chose à la femme. C’était peut-être un témoin. Je décidais donc de questionner ce monsieur, plutôt que la mère qui était trop nerveuse.




Il m’apprit que Charles était simplement parti jouer avec sa fille Réglisse, dans le parc. J’étais content que l’enfant n’ait rien, mais j’étais quand même déçu car je ne pourrais pas écrire mon super article.



J’ai donc laissé la femme qui quittait le parc avec son fils et leur chienne, et je suis retourné au pied de la grande roue pour terminer mon reportage.

Je ne souhaite de mal à personne, mais un enlèvement, c’est quand même plus intéressant que l’inauguration d’une grande roue….

Cinquième voix Anthony Browne

Nous avons travaillé, avec les classes de C3, le point de vue, à partir de l'album d'Anthony Browne Une histoire à quatre voix. Après une étude approfondie de l'histoire à 4 voix, chaque groupe a écrit, sous forme de dictée à l'adulte, une cinquième voix. Découvrez ici la version des C3D groupe 1.



Je venais de terminer mon nouvel album, et, comme ma climatisation était en panne, je décidai d’aller me rafraîchir au parc. Je me suis installé sur un banc à l’ombre d’un grand et vieux chêne, car j’avais oublié ma casquette. C’est souvent au parc, en observant les gens, que je trouve de nouvelles idées pour mes histoires.

En face de moi, assis sur un autre banc, un homme lisait son journal. Il était vêtu d’habits usés et démodés et n’avait visiblement pas le moral. Je me suis dit qu’il cherchait sûrement du travail dans les petites annonces. Je l’imaginais  vivant dans un vieil appartement sombre, au milieu d’un quartier démodé et abandonné.


A côté de lui était assise une petite fille joyeuse habillée de vêtements originaux et de couleurs vives. Elle essayait de remonter le moral de l’homme en lui parlant gentiment et en lui faisant des câlins.

Puis, une femme est arrivée avec un jeune garçon et un beau labrador. Elle a lâché son chien, et tout de suite, un autre chien est venu faire sa connaissance en lui reniflant le derrière. La maîtresse a essayé de faire fuir le renifleur, mais les deux amis sont partis jouer dans le parc.


Alors, la femme s'est installée sur le banc où étaient déjà le chômeur et sa fille. Elle les a ignorés et a dit à son fils de s’asseoir à côté d’elle sans bouger. Cette femme était vêtue d’habits beaux et chics. Elle devait vivre dans une grande villa, très bien décorée, dans un des beaux quartiers proches du parc.Elle était en train de réfléchir, sûrement au déjeuner. 


Son fils en a profité pour répondre à la fillette assise sur le banc à côté de lui. Elle cherchait quelqu'un avec qui jouer. Ils sont partis tous les deux s’amuser au toboggan et à la balançoire. Puis ils ont disparu dans le parc.



Mais la femme est sortie de ses pensées et a réalisé que sont fils n’était plus assis sur le banc. Elle a hurlé son prénom, il s’appelait Charles, en regardant à droite et à gauche. L’homme la regardait d’un air étonné.

Enfin, elle a aperçu son fils en train de jouer avec son amie, ce qui l'a énervée encore plus. Charles l'a rejointe, l’air triste. Elle a appelé sa chienne et ils ont quitté le parc.



Je décidai alors de rentrer chez moi. Ce que je venais de voir m’avait donné des idées pour écrire une nouvelle histoire.