mardi 24 mai 2011

Contes épistolaires des C3B


Chaque année, dans le cadre des séances de bibliothèque, les enfants participent à des ateliers d'écriture. Pour les classes de C3, nous essayons de reformuler les contes classiques lus aux enfants depuis la grande section. Cette année, c'est la forme de la correspondance que nous avons choisi pour cet exercice. Chaque classe étant divisée en deux groupes, chacun de ses groupes a pris l'identité d'un personnage de conte et a entrepris une correspondance avec le personnage adopté par l'autre groupe, avec lequel il a bien entendu quelques similitudes. Ainsi, à chaque séance, les enfants recevaient une lettre et y répondaient, comme il se doit dans toute correspondance. Et à travers cet échange épistolaire, les enfants ont retranscrit le conte dans lequel évolue leur personnage sous forme de lettre.

Découvrez la correspondance de la classe de C3B , entre Olga, fillette du conte traditionnel russe "La Baba Yaga", et Manuela, jeune fille du conte "Les fées" écrit par Charles Perrault.


Tchakré, le 22 Décembre 2010
Bonjour,
       Je m’appelle Olga et j’ai 12 ans. Je vis en Russie, dans un village qui se nomme Tchakré, près d’une forêt.
J’habite dans une isba, avec mon père et ma marâtre. Elle est méchante et cruelle avec moi, elle me déteste alors que je ne lui ai rien fait. Elle me traite comme une servante. 
       J’aimerais bien être ton amie car nous avons quelques points communs et tu as l’air sympathique.
       J’espère que tu m’écriras le plus vite possible pour savoir si tu acceptes mon amitié.
       Bisous
                                                            Olga


Le Village des Fleurs, le 29 Décembre 2010
Chère Olga,
        J’ai lu ta lettre avec plaisir et j’aimerais bien être ton amie. J’habite en Espagne, dans un village en pleine campagne. Je vis avec ma mère et ma grande sœur.
        Mon père est mort quand j’avais 6 ans, et depuis ce jour, ma mère me traite comme une bonne, alors que ma sœur vit comme une princesse. Nous avons vraiment des points communs et les mêmes problèmes.
        Est-ce que ta marâtre voyage parfois pour tu sois un peu tranquille ? J’espère qu’un jour, tu trouveras le bonheur !
        Bisous
                                                               Manuela


samedi 21 mai 2011

Charles Baudelaire. Gustave Courbet (1819/1877). Peintre français réaliste.

Le sens caché Peigner la girafe

Régulièrement, une expression imagée de la langue française est proposée aux enfants qui sont invités, s'ils le désirent, à en imaginer et proposer une explication.
Le but de ce jeu d'écriture est de faire jouer les enfants avec leur imagination et de leur présenter quelques-unes des nombreuses expressions imagées qui fleurissent la langue française.
Découvrez les propositions faites par les enfants pour "Peigner la girafe".
 
PEIGNER LA GIRAFE
XXème siècle. Faire un travail inutile et long, ou ne rien faire.
Peigner la girafe est un travail long et fastidieux. Le cou du mammifère n'en finit pas. On peut tomber de l'échelle, se casser une jambe. Les deux peut-être ! Autant laisser l'animal tranquille... autant ne rien faire. Voilà justement ce qu'ont choisi ceux qui "peignent la girafe" : ne rien faire du tout ou se lancer dans un travail inutile et long.
 


Enerver quelqu’un tout en rigolant.
Youssra Issalihi
Se gratter la tête.
Omar Benkiran
Paraître gentil.
Amine Soulane
Scier un grand arbre.
Othmane Djebbour.
Voir le profil d’une amie sur Facebook.
Mohamed Benzekri
Recevoir des baffes.
Hind Dardaoui
Voir quelque chose de loin.
Mohamed Benboubker
Dessiner quelqu’un au long cou.
Aymen benseghir
Frapper un animal.
Maria Belhaj
Boire du lait de croissance.
Hassan Bastor
Prendre les choses au sérieux.
Badr Sadiki
Se fatiguer.
Nabil Talbaoui
Se couper les cheveux.
Yacine Laraqui
Ne jamais finir ce qu’on entreprend.
Nada Aggadi
Taper sur quelqu’un.
Zineb Sebti
Pincer quelqu’un.
Imane Amrani
Peindre un long mur.
Amina Salhi
Peigner de très longs cheveux.
Aymane Amar
Faire semblant d’être gentil.
Hany Mouden

 

Le dictionnaire imaginaire Omnibus

Régulièrement, un mot "bizarre" de la langue française est proposé aux enfants qui sont invités, s'ils le désirent, à en imaginer et proposer une définition.
Le but de cette activité est de faire jouer les enfants avec leur imagination tout en s'inspirant des consonnances des mots et de leurs propres références en vocabulaire, et aussi de leur faire acquérir quelques mots un peu moins courants mais toujours usités de la langue française.
Découvrez les définitions qu'ils ont données au mot "omnibus".
 
OMNIBUS
 
Le latin omnis qui veut dire "tout" a servi, et sert encore, à fabriquer des mots facilement. Omnibus signifie "pour tous". Au XIXème siècle (vers 1825) les grandes voitures tirées par des chevaux qui roulaient dans les grandes villes pour transporter des gens d'un point à un autre s'appelèrent omnibus parce qu'elles étaient "pour tous". Ces omnibus-là furent remplacés, à partir de 1905 à Paris, par des véhicules à moteur que l'on appela d'une sorte de "mot-valise", par contraction de automobile et omnibus, des autobus. Plus tard, les gens raccourcirent le mot en bus. Les trains du Chemin de Fer qui s'arrêtaient à toutes les gares s'appelaient aussi des trains omnibus.
 
 
Dernier omnibus parisien en 1913
 
n.f. : grosse quatre x quatre
Aya El Meghary El Idrissi
n.m. : un accident.
Saad El Hassouni
n.m. : sorte de Homo Erectus.
Mohamed Salah Dada
n.m. : petit bus
Omar Benkiran

n.m. Boxeur, car un bus, quand il frappe quelqu’un, c’est comme un boxeur.
Amine Soulane

n.m. : outil qui sert à faire fonctionner toute sorte de transport.
Ex : Comme ma voiture était en panne, j’ai acheté un omnibus.
Youssra Issalihi

mardi 17 mai 2011


Le conte de fées. Walter Firle (1859 / 1929) peintre allemand.


Contes épistolaires des C3A

Chaque année, dans le cadre des séances de bibliothèque, les enfants participent à des ateliers d'écriture. Pour les classes de C3, nous essayons de reformuler les contes classiques lus aux enfants depuis la grande section. Cette année, c'est la forme de la correspondance que nous avons choisi pour cet exercice. Chaque classe étant divisée en deux groupes, chacun de ses groupes a pris l'identité d'un personnage de conte et a entrepris une correspondance avec le personnage adopté par l'autre groupe, avec lequel il a bien entendu quelques similitudes. Ainsi, à chaque séance, les enfants recevaient une lettre et y répondaient, comme il se doit dans toute correspondance. Et à travers cet échange épistolaire, les enfants ont retranscrit le conte dans lequel évolue leur personnage sous forme de lettre.

Découvrez la correspondance de la classe de C3A , entre Valentin, l'aîné du conte traditionnel anglais "Les trois petits cochons", et Paul, le benjamin des chevreaux du conte des frères Grimm "Le loup et les sept chevreaux".


La Ferme
du Bonheur, le 22 Décembre 2010

Cher ami,
        Je m’appelle Valentin et je suis l’aîné de trois cochons. Je vis avec ma maman et mes deux frères à la campagne, à la Ferme du Bonheur.
J’ai 15 ans, Maxime a 13 ans et Philippe 11 ans. Mes frères ne pensent qu’à rigoler et à jouer, alors que moi, j’aime travailler et me concentrer. Mais on s’entend bien.
Bientôt, je vais quitter la maison pour vivre ma vie. Je suis heureux de partir, mais un peu triste de quitter ma famille.
Merci d’avoir lu ma lettre, j’espère que nous deviendrons de bons amis. J’attends maintenant ta réponse.

                                               Valentin





Le Pays des Chèvres, le 29 Décembre 2010

       Cher Valentin,
       Je réponds à ta lettre que j’ai reçue avec plaisir. Je suis heureux de faire ta connaissance. 
       Je m’appelle Paul, j’ai 10 ans et je suis le cadet de sept chevreaux. Nous vivons dans une maison près de la forêt, au bord d’une  rivière, avec notre mère. 
       J’aime jouer, surtout à cache-cache. Je trouve toujours d’excellentes cachettes, et mes frères n’arrivent jamais à me trouver !
       Où vas-tu aller quand tu quitteras ta famille ? J’espère que tu vivras de belles aventures, et que tu continueras à m’écrire.
       Je suis heureux de te connaître. Au revoir et à bientôt !

                                                      Paul




La maison en briques, le 12 janvier 2011
Cher Paul,
         J’ai reçu ta réponse avec plaisir. Ta famille a l’air heureux. Ta mère doit avoir besoin d’aide avec ses sept enfants ! Est-ce que tu l’aides pour le ménage et pour préparer le repas ? Et tes frères ?
         Il y a une semaine, j’ai quitté la maison où je vivais avec ma mère et mes deux frères. Je me sentais malheureux de quitter ma famille, mais heureux de pouvoir découvrir le monde.
         Finalement, mes frères ont décidé de partir eux aussi. Mais je leur ai dit de ne pas me suivre. Chacun doit aller de son côté. Depuis, je n’ai plus de nouvelles.
         Je me suis construit une belle maison en briques bien solide. Je m’y sens à l’aise. Je pense que je vais bientôt inviter mes frères à me rendre visite.
         J’attends ta réponse. Attention à ma nouvelle adresse.
         Au revoir, cher ami.
                                                        Valentin


mardi 3 mai 2011

Nouveautés mai 2011

Voici les derniers livres dont nous avons fait l'acquisition :

ROMANS


Rififi chez le Pharaon. Régis Delpeuch . Editions Sedrap Jeunesse
Présentation de l’éditeur :
Quand Jérémy accepte d’accompagner Mlle Berthe Alagrosse en Egypte, il est loin d’imaginer qu’il va se trouver face à Ramsès II et à ses scribes, Pastagom et pointabic. Et surtout nez à nez avec ses sbires Sakabaf et Pabésef !
Mais, comme si ce n’était pas déjà une situation assez compliquée, Mlle Berthe Alagrosse tombe amoureuse de Pharaon et ne veut plus retourner au XXIème siècle !
Un roman plus hystérique qu’historique pour le bonheur des lecteurs !


La révolte des épouvantails. Régis Delpeuch, Maria Jalibert. Editions Sedrap Jeunesse
Présentation de l’éditeur :
Le jour où, dans une fête du livre, j’ai rencontré Manie et qu’elle m’a parlé de Coco, son bel épouvantail, son merveilleux compagnon, je lui ai promis une histoire.
Mais Manie et Coco méritaient une belle, une grande histoire ! Alors, il m’a fallu dix ans pour la leur mitonner.
Une histoire à ma façon. Une histoire d’amour et d’humour. Une histoire où, sans en parler, il est beaucoup question d’enfants… d’enfants à sauver !


Ma grand-mère joue au football. Régis Delpeuch. Editions Sedrap Jeunesse
Présentation de l’éditeur :
Une histoire délirante, tout en dialogues, pour filles et  garçons qui aiment ou qui détestent le football !